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SITE DE LATITUDE FRANCE : Essor de la coopération universitaire franco-dominicaine

Lors de la visite officielle qu’il a effectuée à Paris en décembre 2009, le président de la République dominicaine a rappelé que le développement de l’enseignement supérieur et de la coopération universitaire franco-dominicaine fait partie des priorités de son gouvernement. Aussi a-t-il signé, avec le président de la République française, une déclaration d’intention dont l’objectif est la mise en place d’un « Programme de coopération universitaire de haut niveau ».

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Afin d’accompagner cette action, l’ambassade de France appuie la diversification des filières, la formation d’écoles doctorales franco-dominicaines, les échanges interuniversitaires et la mobilité étudiante, notamment au niveau des masters.

Les accords interuniversitaires franco-dominicains En tant que membres de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), les universités APEC (Acción pro desarrollo y cultura) et PUCMM (Pontificia Uniuversidad Católica Madre y Maestra) proposent des filières d’excellence qui ont été mises en place avec des universités françaises et participent à la formation des futures élites.

Universidad Autónoma de Santo Domingo (UASD) Avec ses 14 campus répartis sur l’ensemble du territoire national, l’université d’Etat UASD accueille près de 60% de la population étudiante dominicaine. Les filières co-diplômantes de l’université PUCMM La seule université privée dont les programmes n’ont pas besoin d’être homologués par le ministère de l’Enseignement supérieur (MESCyT) - puisqu’elle a été créée sous l’effet d’une loi - est parvenue a mettre en place cinq formations qui donnent lieu a un double diplôme franco-dominicain : un master en commerce international avec l’université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), un master en gestion publique avec l’Ecole nationale d’administration (ENA), un master en droit des obligations avec l’université Pierre Mendès France (Grenoble 2) et l’université de Savoie (Chambéry, Annecy), un master en haute gestion financière et un doctorat en sciences de la gestion avec l’université Montesquieu (Bordeaux IV). Ces formations, qui sont proposées dans les campus de Saint-Domingue ou de Santiago, scolarisent actuellement 102 étudiants, dont certains apprennent le français comme seconde langue vivante étrangère.

Les formations délocalisées de l’université APEC

L’université APEC propose, pour sa part, deux filières qui délivrent un diplôme français en cours de reconnaissance par le MESCyT : un master en droit du commerce international, préparé avec l’université Panthéon-Assas (Paris 2), qui scolarise huit étudiants ; un master en commerce international, préparé avec l’université de Provence (Aix-Marseille 1), qui a permis à dix-sept étudiants de présenter un mémoire en octobre 2009.

Lorsqu’ils font acte de candidature à ces formations, les étudiants disposent d’une connaissance élémentaire de la langue française. L’enseignement du français, assuré par les professeurs du centre de langues de cette université, se poursuit pendant toute la durée du master. A la fin de leur cursus, ces étudiants ont acquis une aptitude linguistique proche du niveau B1 du Cadre européen commun de références pour les langues (CECRL).

Les formations non diplômantes

Il existe, par ailleurs, des coopérations interuniversitaires composées de cycles de conférences, d’accords en faveur de la mobilité étudiante ou des échanges de professeurs. Celles-ci ne donnent pas lieu à des formations diplômantes, mais supposent des actions communes entre universités françaises et établissements dominicains. Des partenariats solides se sont ainsi constitués dans des domaines précis, tels que l’anatomie (entre les universités UASD et Paris Descartes), l’ingénierie (entre les universités INTEC, UNIBE et le réseau des écoles d’ingénieur INSA : Institut national des sciences appliquées), l’agronomie (entre l’université ISA de Santiago et l’école SupAgro de Montpellier).

Les actions menées par l’ambassade avec CampusFrance

En janvier 2004, un espace CampusFrance a été ouvert à l’Alliance française de Saint-Domingue. Il participe au Salon de l’étudiant EDUEXPO, qui se tient chaque année dans la capitale, à la foire internationale du livre et au salon universitaire de Santiago. Cette année, il sera également présent au salon INTECNOLOGIA qui se tiendra les 18, 19 et 20 novembre à l’Institut technologique de Saint-Domingue (INTEC) avec la France comme pays invité.

L’espace CampusFrance a pour mission de faire connaître au public dominicain les filières d’excellence, l’offre universitaire française et les programmes qui sont élaborés avec les partenaires locaux.

Bourses cofinancées

Afin de contribuer à la formation des futurs cadres et décideurs, la mobilité des étudiants a été définie comme une action prioritaire de la coopération universitaire franco-dominicaine. Pour mettre en place cette politique, l’ambassade et le MESCyT ont lancé, en 2007, un programme de bourses cofinancées qui a été renouvelé le 16 février 2010 pour une période de trois ans. Chaque boursier reçoit de la France une Bourse de couverture sociale (BCS), alors la partie dominicaine lui octroie une allocation d’entretien de 600 euros mensuels.

Cet accord, qui a pour but de faciliter la réalisation de masters dans nos universités, a permis une augmentation constante du nombre de bourses qui est passé de quatre en 2004-2005 à dix-neuf pour l’année universitaire en cours.

Les disciplines que le gouvernement dominicain a résolu de promouvoir pour l’année 2010 sont les sciences fondamentales (physique, mathématiques, biologie et chimie), la technologie et les sciences de l’ingénierie, l’environnement, la santé, le droit, l’informatique et les réseaux de communication, l’architecture et l’urbanisme, les sciences de l’éducation.

Formation linguistique préparant aux études en France

Malgré l’augmentation significative du nombre des bourses sur la période 2004-2010, la France n’a reçu que 2 % des 1 200 boursiers dominicains qui ont rejoint les universités étrangères à la rentrée 2010. En effet : si l’attractivité des universités françaises est reconnue tant par les étudiants que par les décideurs, la méconnaissance des langue, culture et civilisation françaises tend à orienter les candidats au départ vers d’autres destinations (principalement l’Espagne et les Etats-Unis).

Afin de dépasser cet obstacle, un cours spécifique intitulé « Partir en France » a été conçu par les équipes pédagogiques des Alliances françaises de Saint-Domingue et de Santiago. Cet enseignement s’adresse aux étudiants dominicains qui envisagent d’effectuer un master et/ou un doctorat en France, qui sont titulaires d’une licence (ou en passe de l’obtenir) dans un des domaines que le MESCyT considère comme prioritaires pour le développement socio-économique du pays et qui ne disposent pas encore des connaissances linguistiques exigées par les universités françaises.

A la rentrée 2010, le cours « Partir en France », pris en charge par l’ambassade, sera proposé à quinze étudiants dominicains qui seront invités, par la suite, à faire acte de candidature pour l’obtention d’une bourse cofinancée.

Contact : Jean-Luc Puyau, attaché de coopération universitaire et pour le français, ambassade de France en République Dominicaine.

Site utile : Embassade de France en République dominicaine

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